Louvre : que voir en priorité, et comment regarder ces œuvres

Par Gaspard Rivoire · Publié le

Visiteurs vus de dos dans une longue galerie de musée voûtée, éclairée par une verrière, murs clairs couverts de tableaux aux cadres dorés

Le Louvre expose environ 35 000 œuvres dans 403 salles, et il est impossible de tout voir, même en y revenant chaque semaine pendant un an. La vraie question n’est donc pas « que voir », mais « que voir d’abord » : une douzaine d’œuvres bien choisies, reliées par un trajet logique, suffisent à une première visite de deux heures. Le parcours ci-dessous suit pour l’essentiel celui que le musée propose lui-même dans son livret des chefs-d’œuvre, avec pour chaque étape ce qu’il faut regarder une fois devant l’œuvre.

Avant d’entrer : les informations pratiques

Selon la page horaires et tarifs du musée du Louvre, consultée en août 2026, le musée ouvre de 9 h à 18 h, avec des nocturnes jusqu’à 21 h le mercredi et le vendredi, et ferme le mardi. Le billet coûte 22 € pour les résidents de l’Espace économique européen, et 32 € pour les autres visiteurs, un tarif différencié appliqué depuis janvier 2026. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans, et pour les 18-25 ans résidents ou ressortissants de l’EEE. Elle l’est aussi pour tous le premier vendredi du mois après 18 h, sauf en juillet et en août. Le musée recommande de réserver un créneau horaire en ligne, y compris pour les entrées gratuites.

Deux précautions encore : certaines salles n’ouvrent que certains jours, ce qu’indique la page « jours d’accès aux collections » du site ; et si la file de la Pyramide décourage, le musée signale deux autres entrées, le Carrousel et la Porte des Lions. Pour la façon de rythmer la visite, pauses et regard long compris, nos conseils pour visiter un musée sans s’épuiser s’appliquent ici plus qu’ailleurs.

Commencer par l’Antiquité, aile Sully

Entrez par l’aile Sully et descendez vers les Antiquités grecques. La salle des Cariatides (salle 348) est l’ancienne salle de bal du palais Renaissance d’Henri II : quatre statues-colonnes de Jean Goujon y soutiennent la tribune des musiciens. Retournez-vous en entrant pour les voir, au-dessus de la porte.

Continuez jusqu’à la Vénus de Milo (salle 346). Découverte en 1820 sur l’île de Milo et entrée au Louvre l’année suivante, elle a perdu ses bras, et c’est peut-être ce qui la rend si présente. Faites-en le tour : de profil, le déhanchement et le drapé qui glisse sur les hanches racontent un mouvement que la vue de face ne laisse pas deviner.

Monter vers la Victoire, puis la peinture italienne

Au sommet de l’escalier Daru se dresse la Victoire de Samothrace (salle 703). Ne restez pas en bas : le livret du musée explique qu’elle a été sculptée pour être vue de trois quarts, du côté gauche. De là, on comprend le vent dans le vêtement, l’effet de « drapé mouillé » qui colle le tissu au corps, et le navire de pierre sur lequel la déesse se pose.

Passez ensuite dans la Grande Galerie, un demi-kilomètre de peinture italienne. Arrêtez-vous devant les tableaux de Léonard de Vinci, La Belle Ferronnière et La Vierge à l’Enfant avec sainte Anne, souvent délaissés au profit de leur célèbre voisine. Leur « sfumato », ce voile vaporeux qui adoucit les contours, se regarde bien mieux ici, sans foule.

La salle des États : la Joconde, et ce qu’il y a en face

La Joconde est présentée dans la salle 711, la salle des États, la plus grande du musée, derrière une vitrine qui la protège. Soyons francs : on la voit de loin, dans la foule, quelques instants. Acceptez-le, et accordez le même temps à l’œuvre qui lui fait face, Les Noces de Cana de Véronèse, le plus grand tableau du Louvre, près de 70 m² et plus de cent trente personnages. Véronèse y transpose un banquet biblique en fête vénitienne : cherchez les musiciens au premier plan, les serviteurs, les chiens, les convives qui se parlent sans regarder le Christ.

Les grands formats romantiques, salle Mollien

Dans la salle 700, les tableaux changent d’échelle. Le Radeau de la Méduse de Géricault, présenté au Salon de 1819, montre les survivants d’un naufrage récent. Suivez la composition en pyramide, des corps morts au premier plan jusqu’à l’homme qui agite un linge au sommet : tout le tableau monte vers un bateau minuscule, à peine visible à l’horizon.

Tout près, La Liberté guidant le peuple de Delacroix ne représente pas la Révolution de 1789 mais les journées de juillet 1830, la même année que Le Rouge et le Noir de Stendhal, l’un des romans de notre parcours des classiques de la littérature française. La femme au drapeau est une allégorie, cette figure qui donne corps à une idée, exactement comme dans les poèmes où nous avons appris à repérer les figures de style : regardez comment Delacroix mêle la déesse antique et la femme du peuple.

Finir par la sculpture, galerie Michel-Ange

Redescendez au rez-de-chaussée de l’aile Denon, salle 403. Les deux Captifs de Michel-Ange, restés inachevés, et la Psyché ranimée par le baiser de l’Amour de Canova se regardent en tournant autour : de dos, le groupe de Canova dessine un cercle presque parfait.

Le Louvre s’arrête vers 1848 pour la peinture. Si ce parcours vous donne envie de la suite, c’est au musée d’Orsay qu’il faut aller, où l’on retrouve les peintres dont nous présentons les caractéristiques de l’impressionnisme.

L’erreur à éviter : vouloir « rentabiliser » le billet en restant jusqu’à la fermeture. Au bout de deux heures, sortez, même si vous n’avez pas tout vu. Vous reviendrez pour une seule aile, et vous la regarderez mieux.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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